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Le premier journal philatélique sur Internet

Jeudi 16 octobre
2003
Phil' Flash
n° 49
Rédaction :
J-F. Brun
Nous écrire :
philflash@libertysurf.fr

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NOUVELLES


LA  PRESSE

Faux

Authentiques

L'examen du visage de la Semeuse, des lignes d'ombres, en comparant avec une Semeuse lignée montre des différences significatives dans le graphisme. Il y a de nombreux autres détails permettant, si l'on est un peu attentif, de trier.
Contrairement à ce qui est suggéré dans cet article, le "Travail" n'a pas été imprimé par l'Atelier des Timbres, mais par un imprimeur privé, sous contrôle de l'Administration. Le premier timbre imprimé en taille douce, à plat, par l'Atelier est le "Pont du Gard". Le "Sourire de Reims", lui, a bien été imprimé Boulevard Brune, après le "Pont du Gard" et le "Port de La Rochelle". Il est parfois utile de
relire ce qui a été publié.
- "Coupons-réponse franco-coloniaux de Londres". Des informations inédites qui éclairciront un point trouble de l'évolution des coupons "franco-coloniaux". Les philatélistes en avaient pourtant plus compris que l'auteur ne le suppose : l'absence de tels coupons au Musée de La Poste et la liste des territoires utilisateurs aidant. L'auteur méritera la reconnaissance des passionnés pour la publication des tirages et la confirmation (?) qu'il n'existe pas d'autres territoires que ceux précédemment connus. Mais ces "archives" sont-elles à la disposition de tous, ou doit-on croire "sur parole" ? Il est, en plus, dommage de ne pas en avoir profité pour parler de l'utilisation postale (pour certains jusqu'en 1957) de ces coupons, et de la valorisation en franc pour les Établissements français en Inde ; cela aurait pu intéresser un plus vaste lectorat. (AH)    http://mapage.noos.fr/andreh1


DIVERS

Fiez-vous aux cotes des catalogues !
 Le 1 f 50 avion sur Marseille, carmin, perforé EIPA30, n° 6 d du catalogue Yvert, cote 5000 €. Le catalogue Cérès 2003 lui attribue la même cote. Le prix de vente au détail est de l'ordre de 2000 € pour un timbre avec gomme d'origine intacte, sans aucun défaut. Le nombre de transactions, même s'il est réduit, est cependant suffisant pour que les auteurs de catalogues puissent appréhender la valeur réelle de ce timbre. Qu'un correctif soit ensuite appliqué, c'est une affaire de politique éditoriale propre à chacun, mais qu'une cote soit deux fois et demie supérieure au prix du marché, voilà qui laisse rêveur !

L’avenir des flammes postales et des bureaux de Poste.
(Texte d'un fidèle lecteur de "Phil'Flash", provenant du groupe de discussion fr.rec. philatélie - pour vous abonner, gratuitement, contacter votre fournisseur d'accès Internet et ajouter le compte de news dans votre gestionnaire de messagerie -, et publié avec son accord).

Ce sujet mériterait une information objective de la part de la presse, trop souvent paresseuse, et une pédagogie claire de la Poste, trop souvent mal ou non communicante sur ces sujets.


On confond souvent bureau de poste, guichet annexe, agence postale,
etc. Très approximativement et en simplifiant il s'est passé et vont se passer les choses suivantes :

- Les agences postales (plus de 3000) : guichets tenus par un ou une gérante et offrant des prestations en nombre limité pour le compte d'un bureau de poste de rattachement, ont été ou sont en train d'être transformées soit en Agences Communales tenues par la Mairie soit en "Points-Poste" tenus par des commerces ou équivalent. La tendance, ces dernières années, a été de porter l'effort sur l'ouverture d'agence là où de fortes concentrations de population n'étaient pas desservies, comme les grands ensembles des banlieues ou les grands centres commerciaux. Rares sont les agences qui disposent d'une flamme postale (celles de l'Armée - terre, air ou mer - en avaient parfois).

- Les guichets-annexes sont des guichets délocalisés d'un bureau de poste tenus par un postier ou une postière, et offrent en général toutes les prestations de base. Ils sont très peu nombreux. Leur flamme est celle du bureau.

- Les bureaux de poste (environ 14000) étaient jusqu'à présent polyvalents mais de deux grandes catégories : ceux avec guichets et distribution du courrier, et ceux avec guichets seulement. Beaucoup de petits bureaux ruraux avaient encore et ont encore une distribution, c'est-à-dire un ou des facteurs. Les uns comme les autres pouvaient avoir une flamme.


Il faut savoir que chaque fois qu'il y a au moins un facteur il y a une desserte de ce bureau le matin tôt par une course du
CTC (Centre de Traitement du Courrier, ex Centre de Tri) départemental pour amener le courrier à distribuer et le soir pour ramener le courrier posté. Or tout le courrier doit être rassemblé avant ce qu'on appelle des "coupures", c'est-à-dire l'heure où le courrier posté doit prendre soit l'avion soit le camion. Avec les contraintes dues à l'éparpillement des petits bureaux ainsi qu’à l'encombrement des espaces aériens et routiers, et autres contraintes diverses, les heures de coupures ont été avancées, et donc aussi celles des HLD (heures limites de dépôts) des bureaux et des boîtes à lettres sur la voie publique.


Face à ce casse-tête, car c'en est un, plusieurs solutions ont été recherchées :

-  rassembler les facteurs dans des centres de distribution du courrier de taille plus importante, d'où le départ du facteur du petit bureau vers un plus gros, mais leurs tournées étant inchangées et bien sur les guichets restant sur place (beaucoup d'élus et la presse ont appelé cela abusivement fermeture du bureau)

-  simplifier le soir le traitement du courrier dans les bureaux de poste, qu'ils aient ou non un facteur car tous les bureaux reçoivent du courrier posté, de façon à ce que le courrier au départ parte plus vite

-  avancer l'heure limite de dépôt


Une des mesures de simplification a été le départ en vrac (ou presque) du courrier déposé dans les boîtes sur la voie publique ou au bureau de poste c'est à dire sans le redresser (mettre les enveloppes toutes dans le même sens), ni le
prétrier (département, France, étranger, lettre, écopli, etc.) et ni l'oblitérer, c'est-à-dire sans l'apposition de nos chères flammes s'il y a lieu. Cette dernière mesure (suppression de l'oblitération au bureau de dépôt) est déjà généralisée dans certains départements, ce qui veut dire que le courrier déposé en boîte à lettre n'importe où sur le département recevra le seul timbre à date du CTC départemental. Dans ces département inutile de faire le tour des bureaux pour avoir la flamme, il n'y aura que celle du CTC, quand celui-ci en a une. Dommage pour le cyclotourisme marcophile !

En tant que marcophile cette mesure m'attriste, en tant que postier en activité (et à la fin de l'année hors activité !) je l'approuve car je tiens à la pérennité de la maison qui est la mienne, et qui si elle ne se réforme pas rapidement risque fort la disparition ou tout au moins la très forte baisse de ses activités au profit du secteur privé national, européen ou étranger.

Je n'ai expliqué rapidement que la problématique du courrier du particulier, pas celui des entreprises, ce qui est une autre histoire.


En fait je pense que l'avenir de la marcophilie ce ne sont plus les flammes postales mais les EMA, pour l'instant ces dernières ne sont pas menacées de disparition !

Actuellement la Poste se lance dans une grande réforme par la spécialisation de ses réseaux: il y a quelques années déjà elle a identifié et créé avec plus ou moins de bonheur son réseau de traitement des colis, en ce moment elle spécialise ses bureaux soit en bureaux grand-public (service financiers et guichets pour les particuliers) et en bureaux courrier (traitement du courrier, relation avec les entreprises), ce qui a pour effet méconnu d'augmenter le nombre total de bureaux sur le territoire national !


Bernard
Le Lann.

 


FAUX

Un communiqué de la CNEP met en garde les négociants contre des falsifications de timbres anciens de France. Il s'agit de timbres des émissions Cérès et Présidence. Ces faux sont très bien imprimés en typographie. Le graphisme est exact, le cliché ayant sans doute été obtenu par photographie. Il n'y a donc pas de "points de repère" - qu'affectionnent particulièrement les philatélistes - pour les détecter. Le papier et les nuances sont légèrement différents de ceux des originaux, mais il faut un œil attentif et une certaine expérience pour les déceler. La prudence et les précautions d'usage sont les seules armes à la disposition des philatélistes.

 


"La DOC." de PHIL'FLASH

" 1 c. de l'émission de Bordeaux et 1 c. de l'émission générale pour les Colonies Françaises "
par Jean-François Brun, de l'Académie de Philatélie.

Cette "DOC." est dans la rubrique "La DOC. de PHIL' FLASH" n° 49"

"La Doc. de Phil' Flash"   ©   Jean-François Brun
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