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Le premier journal
philatélique sur Internet

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NOUVELLES
- Internet offre, à ceux
qui y ont accès, des ressources documentaires de première
importance. Il y a, bien sûr, de nombreux sites dévolus
à la philatélie, le meilleur y côtoie le pire. Mais la
documentation nécessaire aux collectionneurs se trouve
également sur des sites qui ne leur sont pas à priori
destinés. La Bibliothèque Nationale de France
a mis en ligne de nombreux documents et en particulier,
à ladresse suivante http://gallica.bnf.fr/VoyagesEnAfrique/,
le catalogue douvrages et de revues consacrés à lAfrique.
Il est possible den consulter en ligne ou den
télécharger. Quand on sait combien il est parfois
difficile de trouver des informations géographiques,
historiques ou administratives précises, souvent
indispensables. Pour ceux qui cherchent à comprendre,
voilà de nouvelles sources.
- Un changement de tarif ?
On a pu lire, ça et là, quelques lignes à ce propos.
Le contrat de plan entre La Poste et lÉtat doit être
signé en fin dannée. Il y a de nombreux problèmes
qui sont en suspens depuis plusieurs années. Le champ du
monopole postal se réduit ; La Poste est de plus en
plus sur un marché concurrentiel. Il y a des choix à
faire, des orientations à prendre ; laugmentation
des tarifs postaux fait partie de ces choix. Attendons.
LA PRESSE
- "L'Écho de la Timbrologie" n°1754,
juillet-août 2002.
- "Augmentera ?
N'augmentera pas ?". Il
paraîtrait qu'il n'est plus possible d'affranchir les
paquets en timbres-poste depuis le 1er juin. Cela
fait quelques semaines que mes secrétaires font des
envois, tant pour la France que pour l'étranger, en
affranchissant avec des timbres-poste. Le bureau où
elles déposent les paquets les accepte. Il doit y avoir
une erreur de communication quelque part
- Le temps dun
week-end marseillais. Compte rendu de lexposition,
avec le palmarès, et du congrès de la FFAP.
- Comment ça marche ?
Deux pages expliquant les méthodes dimpression des
timbres parfumés.
- Interview de Robert Abensur,
président de lAcadémie de Philatélie.
- One, two, three
Jazz. Après
les lignes dévolues au jazz dans Atout Timbres, cest
lÉcho qui en rajoute. Les timbres de lémission
consacrée à cette musique sont présentés dans la
rubrique des nouveautés. Plus loin, quatre pages sont
censées faire connaître aux philatélistes le jazz et
ses plus célèbres interprètes. En plus des
approximations et des raccourcis saisissants, il y a
quelques erreurs par exemple : Charlie Parker jouait
du saxophone alto et non pas du ténor. On se plaint
souvent des articles sur la philatélie publiés dans la
presse non spécialisée ; que doivent penser les
journalistes de jazz qui sont philatélistes
Pour
ceux qui sintéressent à cette musique, je
conseille le "Dictionnaire du Jazz" par
Philippe Carles, André Clergeat et Jean-Louis Comolli,
édité dans la collection "Bouquins" par
Robert Laffont.
- Les lettres désinfectées à Trompeloup et
Pauillac, par Guy Dutau. Suite et fin de larticle
très documenté commencé dans le numéro précédent de
lÉcho.
- Du feu sous la cendre.
À propos dune lettre provenant de Ham en 1816.
Considérations diverses sur la contenu de cette lettre.
À cette occasion le Cabinet Noir est évoqué. Rappelons
quil a été solennellement supprimé plusieurs années
auparavant : "La Constituante adoptait, le
10 juillet 1791 un décret qui proclamait linviolabilité
de la correspondance, principe repris dans la
Constitution adoptée par elle, dans la Déclaration des
Droits de lHomme et du Citoyen et, un peu plus tard,
dans le premier Code Pénal promulgué en septembre 1791"
(Histoire des Postes depuis la Révolution, par Eugène
Vaillé, Collection Que sais-je ? n° 260 P.U.F.,
page10). Le destinataire ne pouvait donc être "probablement
le haut responsable du Cabinet noir" comme il
est écrit. Il ne suffit pas de citer un ouvrage en référence,
encore faut-il l'avoir lu et vérifier ce que l'on écrit !
- Un juge de paix pénalisé.
Il sagit du "décodage" dune lettre
expédiée par le juge de paix du canton de Plancoët à
St Malo, en 1921, taxée à 25c, taxe simple. La lettre,
refusée par le destinataire, est retournée à lenvoyeur
et taxée au double, soit 50c, à Plancoët et, enfin,
refusée par le juge de paix. En effet à coté du timbre
à date de Plancoët, apposé au verso, figure une
mention "refusé" suivie dune signature,
ce qui semble avoir échappé à lauteur du "décodage".
Contrairement à ce qui est écrit dans cet article, rien
ne permet de penser que lexpéditeur ait été dans
lobligation de payer la taxe. Tout dabord laffranchissement
des lettres nest pas obligatoire dans le régime
intérieur, sauf cas précisés. Ensuite rien noblige
un destinataire à accepter une lettre, quelle soit
affranchie ou taxée. À fortiori le juge de paix expéditeur,
qui devient destinataire à l'issu du renvoi, nest
pas obligé daccepter la lettre et de payer la taxe.
Il a refusé cette lettre comme le prouve la mention. La
lettre est ouverte en fonction de larticle 820 et
suivants de lInstruction Générale de 1904. Il est
vraisemblable que la taxe simple ne soit pas applicable
dans le cas présent, mais cela ne change rien.
- Colette intime. À
propos de lexposition de la correspondance de
Colette au Musée de La Poste.
- Marianne de Luquet, 4° partie.
Suite des numéros précédents. Il sagit cette
fois de plis affranchis avec des vignettes de cette série.
- Les Fiscaux dAlsace Lorraine au temps
du mark-or. 3° partie de cette étude
consacrée aux conséquences, sur la philatélie fiscale,
de la guerre de 70.
- Un timbre à surtaxe variable.
Cas, pour le moins curieux et inhabituel, dune
surtaxe non mentionnée sur un timbre américain, sans
valeur faciale, dont le montant varie en fonction des
changements de tarifs.
- "Timbres Magazine" n°26,
juillet-août 2002.
- En Personne.
Interview de Sylvine Vargoz, directrice du Musée de La
Poste.
- La petite musique de nuit de Moretti.
Portrait du dessinateur des timbres consacrés au
jazz.
- Histoire d'une émission mythique : la
Victoire de Samothrace. Quatre pages
sur ces deux timbres, antérieurement traités dans
"Timbroscopie", quelques détails nouveaux, grâce
à la consultation des dossiers du Musée de La Poste. Un
petit détail, les deux timbres étaient en vente
ailleurs qu'au Musée du Louvre : à Versailles et
à Fontainebleau.
- Des souvenirs philatéliques qui portent
bien leur nom. Classés par pays, des
plis célébrant des événements historiques ou faisant
de la propagande. Cet article, bien documenté, propose
un regard original sur des cartes ou enveloppes de la
dernière moitié du siècle précédent.
- Orage sur Trafalgar, soleil sur Austerlitz.
Promenade "historique" avec quelques
timbres dits "thématiques" sur ce sujet. Pour
ma part, je préfère lire les articles historiques dans
des revues ou dans des ouvrages spécialisés. Petite
biblio pour ceux qui sont intéressés par ce sujet :
"Napoléon, vingt ans de campagnes" par
Henry Lachouque, Arthaud 1969 ; "Ulm,
Trafalgar , Austerlitz", par Jean Thiry ;
Berger Levrault, 1962. Ces deux ouvrages sont sérieux et
documentés.
- Courrier maritime des Établissements français
de l'Océanie. Quelques considérations
postales et philatéliques. Petite remarque : "U.S.
charge to collect 4 cents" veut dire "taxe américaine
à payer 4 cents", matérialisée sur la lettre
reproduite par deux timbres taxe américains à 2 cents.
Cette lettre ne peut donc en aucun cas être considérée
comme un affranchissement mixte.
- Ça va swinguer dans les albums.
Article documenté, sans erreurs manifestes (et
"Pour ceux qui aiment le jazz" de Frank Tenot
et Daniel Fillipachi sur Europe I, tous les soirs ?),
cela nous change (cf. la critique de celui paru sur le même
sujet dans l'Écho).
- Coup de tampon à Constantinople.
À propos de l'émission des timbres provisoires
surchargés localement. Dossier du Musée de La Poste.
- Les marques les plus rares du XVIII° siècle
en France. Plusieurs plis avec la
marque "INCONNUE" et une étiquette. Pour plus
de renseignements sur le fonctionnement des Rebuts de
cette époque, consultez "l'Introduction à l'Histoire
Postale" de Michèle Chauvet (page 205 et
suivantes) et Les lettres classées "Inconnu"
de Roger Wallart (Les Feuilles Marcophiles n° 288
supplémentaire).
- Deuil au stalag. À
propos des correspondances des prisonniers de guerre
retournées pour cause de décès du destinataire.
- Plusieurs philatélistes ont
attiré mon attention sur la chronique de Socrate.
Je l'ai lue, plusieurs fois, et je suis arrivé aux mêmes
conclusions qu'eux : le moins que l'on puisse dire,
c'est que c'est plutôt confus. Lorsque Georges Bartoli
tenait cette rubrique, c'était plus clair ; il
avait le courage de ses opinions.
DIVERS
Voici le texte reçu du lecteur de Phil'Flash
qui m'avait envoyé à l'expertise des timbres que j'avais montrés
dans le dernier numéro de Phil'Flash.
Je voudrais donner quelques éclaircissements
concernant l'origine des deux faux préo de France (n°75 et 83)
montrés dans le n°28 de Phil'Flash. Ces timbres se trouvaient
dans un petit lot de préoblitérés (une plaquette) vendu par
une société, de la région parisienne, spécialisée dans la préparation
de vente aux enchères et dans la vente directe d'invendus. J'ai
donc acheté ces timbres par correspondance sans les avoir vus,
me fiant au fait qu'en vente aux enchères les timbres sont
"réputés authentiques".
Il y avait dans ce lot qui représentait, si
ma mémoire est juste, une cote totale de 8000F, entre autres un
n°60** (cote 2600 francs environ), donc le ratio était de
30% de la cote totale ; le n°47* dit "préo du Louvre"
(cote 145 euros), n°44, 50, 54, les 75* (cote 83 euros)
et 83** (cote 43 euros) + des petites valeurs.
À la réception du lot, j'ai aussitôt
suspecté le n°60 car il n'y avait pas de trace de foulage au
verso. Je ne suis pas expert, loin de là, aussi j'ai fait
parvenir à J.F.Brun ce n°60 et le n°47 (qui est signé A.Brun).
Verdict : fausse surcharge pour le n°60, et n°47
authentique. J'ai retourné le timbre et on me l'a remplacé, à
ma demande, par des classiques des colonies (qui contenaient,
entre autres, 2 entiers Sage de France découpés, oblitération
lisible...)
Maintenant j'ai en plus deux autres faux. À
la réflexion, je trouve que cela fait beaucoup pour un si petit
lot. Ne pas regarder en détail les petites valeurs, je veux bien.
Mais laisser passer un timbre à très forte cote, qui plus est
**, dans un lot contenant des valeurs basses et moyennes et
principalement *, ça tient de l'incompétence ! ? !
J'ai donc, pour ma part, fait preuve de bon sens en éliminant
cette source d'approvisionnement pour, comme le suggère l'article
de Phil'flash, éviter une grande partie des risques.
Je joins pour exemple le fameux n°60, ainsi
qu'un Sage des "colonies" oblitéré de CHATOU, qui n'est
qu'une découpure d'entier !!!!
Cordialement,

FALSIFICATIONS
Le regommage est sans doute une des principales
plaies de la philatélie actuelle. La demande des collectionneurs
pour des timbres avec gomme intacte nest pas récente. Mais
les différences de prix entre les timbres avec traces de charnière
et ceux qui nen présentent pas est telle que sest créée
une industrie. Les timbres avec charnières sont achetés à bas
prix, confiés à des "virtuoses" qui leur refont une
virginité dorsale pour des tarifs connus et établis en fonction
de la cote du timbre sans charnière. En quelques années les
regommeurs ont fait des progrès sensibles. Ils sont capables de
regommer des blocs, ceux des expositions de Paris en 1925,
Strasbourg en 1927, Pexip en 1937, sans que les dents délimitant
les timbres au centre des blocs ne montrent de trace de gomme.
Parallèlement les tarifs des regommeurs ont baissé. De ce fait,
même des timbres de valeur relativement faible sont regommés (je
me suis laissé dire que des 0,05 blason de Lille avaient été
regommés). Les progrès des regommeurs sont tels quil est
difficile à un amateur de déceler la tromperie.
Comment se prémunir contre de tels agissements ?
- Ne collectionner que les timbres ayant des
charnières ou des traces de charnières ?
- Ne faire confiance quà quelques négociants,
après avoir testé leurs compétences ?
- Faire expertiser systématiquement tous
ses achats ?
- Devenir son propre expert ?
Aucune de ces démarches nest exempte dinconvénients.
À vous de choisir celle qui vous convient le mieux.
Voici deux exemples récents :
- Timbres au type Mouchon (20c). Celui de
droite a sa gomme originale. À droite, agrandissement
avec modification de la couleur par informatique pour
mettre en évidence les différences daspect des
deux gommes.

- 3 F Cathédrale de Reims. Le timbre de
droite a sa gomme originale. À droite, agrandissement
avec éclaircissement pour mettre en évidence les différences.
Noubliez-pas quen typographie à plat la
gomme est apposée APRÈS impression. En taille douce
rotative, le papier est gommé AVANT impression, ce qui
est visible sur les images de droite.

La "DOC" de Phil'Flash
" Les timbres de
changement de tarif ".
André Hurtré (de
l'Académie de Philatélie).
( Ce dossier est dans la rubrique "La
DOC. de PHIL' FLASH" n° 29 )