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Le premier journal
philatélique sur Internet

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NOUVELLES
- Récompense
Lors de la réunion du 6 janvier, le prix littéraire
de lAcadémie de Philatélie a été attribué à louvrage :
" Les
Empreintes de Machines à Affranchir utilisées en France "
par Laurent Bonnefoy et Luc Guillard. Publié par
lUnion Marcophile, auprès de qui il est en vente
au prix de 350 francs. Ce livre fait le point sur les
Machines à Affranchir, domaine méconnu de la plupart
des philatélistes. Dune manière très claire, il
montre les différents types de machines, répertorie les
divers essais effectués avant de les mettre en service.
Beaucoup plus quun catalogue, cest un ouvrage
dHistoire Postale. Il donne la réglementation et lhistorique
de cette forme daffranchissement sur 500 pages au
format 21 x 29,7, avec 1400 illustrations.
Il est en vente auprès de lUnion Marcophile, 19
avenue du Châtelet, 77150 Lésigny.
- Exposition intermédiaire. Il
semblerait quun consensus ait été trouvé en ce
qui concerne le lieu ; un des halls de la Porte de
Versailles. Par contre, le désaccord persiste quant à
la date, la CNEP et lAPPF préconisent la période
de la Foire de Paris, ce qui attirerait naturellement du
monde ; la FFAP ne veut pas, et maintient que les
visiteurs habituels de la Foire de Paris ne seront guère
intéressés par la Philatélie.
- Les Faux. La mode, dans les revues
philatéliques, est de montrer des pièces fausses. Il
peut paraître facile de "décortiquer "
une lettre qui nest pas conforme aux tarifs ou
textes postaux. Il nen reste pas moins quil
existe des lettres parfaitement authentiques qui ne
correspondant pas aux lois postales, et qu'il y a nombre
de pièces tout a fait correctes qui sont des
fabrications de faussaires. Se prononcer uniquement au vu
dune reproduction photographique est dangereux.
Surtout quand on na pas eu la pièce elle-même
entre les mains.
- Timbres personnalisés. Le Musée
de La Poste dispose de deux postes permettant la
confection immédiate de timbres avec vignette attenante
personnalisable.
LA PRESSE
avec la collaboration de Robert
Abensur.
"Timbres Magazine"
n° 9 de janvier 2001
- Un encart instructif dans les
dépêches. Le journal officiel du 5 juin
2000 publie une réponse de la Poste à la question de la
démonétisation des timbres en francs. Réponse : les
timbres libellés en francs resteront valables après le
passage à l'Euro.
- Fermeture brutale du Musée
postal de Bruxelles. La Poste belge a peu d'égards
pour les philatélistes !
- Zeppelins : une
cinquantaine de timbres racontent leur saga. Annette
Apaire nous offre un récit richement illustré de l'épopée
des Zeppelins. Un complément bibliographique aurait été
le bienvenu. Les lecteurs qui souhaiteraient des
informations de référence se reporteront à " La
Philatélie Française " n° 455 et 502, par
Jacques Renaud dans lesquels ils trouveront des précisions
intéressantes.
- Promis à un bel avenir : les
carnets. Récapitulatif des carnets du monde
entier de 1999. Faut-il partager l'optimisme de l'auteur
sur l'avenir des carnets ? Un produit comme un autre
directement destiné aux collectionneurs ?
- La série "Francisque",
une émission anti-franchise par Annette Apaire et
Bertrand Sinais. Une mise au point très complète pour
un article qui restera une référence sur le sujet.
- Le secrétariat du Père Noël
par Didier Michaud. La jolie histoire de la création et
du fonctionnement de ce service de Libourne.
- Les fiches à découper : Pétain les
timbres gravés,. "Les Timbres
premiers". Nouvelle série de
fiches: Il s'agit les premiers timbres des Açores et d'Abou
Dhabi. Timbres Magazine a lambition de passer en
revue les premiers timbres de tous les pays.
- Facéties de gouverneurs en Océan
indien par Nicolas de Pellinec. A la
poursuite des explorateurs des mers nous découvrons
cette fois-ci l'Ile Maurice avec ses Post Office émis
pour le bal de Lady Gomm en 1847, le refus d'utiliser les
timbres-poste français à Pondichery en 1851, l'émission
de timbres locaux à la Réunion la même année réimprimés
par Moens, les premières émissions de timbres-poste
utilisés en Inde française. Rien de très nouveau mais
un article agréable à lire, du genre reportage
touristico-historico-philatélique. Attention cependant
à bien sélectionner les sources dinformation
- S'abonner c'est payant
par Jack Blanc. Enumération des timbres et des oblitérations
des cartes d'abonnement aux timbres-poste (1942-1956).
Suite et fin des articles précédents consacrés au même
sujet. Bonne étude sur une utilisation, souvent méconnue,
de certaines valeurs.
- L'étonnante saga des
Missionnaires. Annette
Apaire nous conte l'apparition de ces fameux timbres hawaïens
dans la presse philatélique. L'arrière plan historique
est reconstitué avec bonheur. On reste cependant sur sa
faim en ce qui concerne ces timbres rares.
- Grandeur et décadence des rois
et reines d'Hawaï par Didier Michaud. L'histoire
de ces îles depuis leur découverte jusqu'à l'annexion
aux Etats-Unis à la fin du XIXè siècle illustré par
les premières émissions de timbres-poste.
- La passion des marques postales
par J-F Baudot, une ode à l'amour de la marque postale !
Le carnet de note recense les marques postales rares ou
inconnues du Var.
- Censurée au port de l'opium
par François Chauvin. Censure en 1941dans le territoire
français de Kwang-Tcheou-Wan d'une lettre de Chine pour
le Canada. Reconstitution réussie d'une époque troublée
aux confins de la Chine et de l'Indochine face à l'occupation
japonaise.
- Texte du Journal Officiel du 5
juin 2000. Les timbres-poste dont la
valeur faciale est libellée en francs garderont leur
pouvoir daffranchissement au delà du 1° janvier
2002.
"La Philatélie Française"
n° 554 de janvier 2001
- La Voix et loreille de son maître
par Jean Frick et Robert Deroy. Article thématique.
On regrette que les pièces présentées, qui ne manquent
pas dintérêt ne donnent lieu à aucun commentaire
philatélique.
- Le Ravin du Loup. Loccupation
des Îles Anglo-Normandes durant la dernière guerre, par
Jacques Boulet. De bons commentaires historiques, les
livres utilisés sont cités en fin darticle. Un
encadré donne quelques informations philatéliques que lon
aurait souhaité plus nombreuses et détaillées.
- Votre page : Publication
de lettres de lecteurs. Déçu de la classe ouverte. Et
si les internautes remplaçaient les philatélistes. Des
idées sur des réformes que la Fédération veut engager.
Reproduction interdite, quelques textes de lois sur ce
sujet.
- Et si cétait faux :
La Philatélie Française succombe à la mode (voir
plus haut). Mais pourquoi parler "daméliorer"
une lettre alors que, dans le cas présent, il sagit
dune falsification ! Lillustration
aurait gagné à être plus grande.
LES LECTURES
de Robert Abensur.
Les Registres des Délibérations du Conseil
de la Ferme générale des Postes, conservées
par les Archives nationales (F90 20.001 et suivant)
contiennent de précieux renseignements sur l'histoire de la
Poste.
Le laisser-aller le plus total règne au Bureau
de Paris en 1754. Retard au travail, paresse, erreurs, repas qui
s'éternisent, discussions privées
Que de fautes commises !
Nous découvrons à cette occasion le
fonctionnement du service.
==============================
Du 29 avril 1754
Règlement pour le bureau du Départ
La Compagnie recevant continuellement des
plaintes tant du public contre la taxe des lettres qui se fait à
Paris pour la Province, que des Directeurs sur le mécompte qu'il
y a presque toujours dans ce qu'il leur est envoyé, et sur l'envoy
des lettres dans une ville pour l'autre, est informée que toutes
les fautes ne proviennent que du désordre qui règne dans le
bureau du Départ, en ce que beaucoup de commis arrivent trop
tard le matin au Bureau, ne font qu'y causer, sont très empressés,
après n'avoir rien fait, d'aller dîner, et à leur retour qu'ils
retardent le plus qu'ils peuvent, ne sont occupés qu'à précipiter
l'ouvrage pour s'en aller bien vite, ensuite qu'ils taxent et
trient les lettres avec tant de précipitation qu'il y a toujours
des erreurs, tant pour la taxe que pour le tri, ils en font de même
pour la fermeture des paquets qui très souvent sont mal ficelés,
mal cachetés, et mal timbrés.
La Compagnie voulant remédier à tous ces abus
renouvelle les anciens règlements qui sont :
- Les Taxateurs des Provinces seront rendus
au Bureau entre sept heures et sept heures et demy au
plus tard.
- Tous les Commis du Bureau du Départ
seront rendus à huit heures et demy au plus tard.
- Les Commis chargés de lever les lettres
jetées dans la grande Boete commenceront à les lever
pour la première fois à neuf heures sonnantes, et ainsi
de demie heure en demie heure jusque et compris deux
heures après midy.
- Le service du grand tri, et celui de
toutes les routes se fera suivant l'ordinaire en
observant de la part des commis un très grand silence,
et beaucoup d'attention tant pour la taxe et le tri des
lettres que pour la fermeture des paquets et leur timbre.
- Les commis de chaque route s'arrangeront
entre eux pour aller dîner de façon qu'il en reste
toujours un à chaque route pour travailler et aller
ensuite diner au retour des autres et tous en général s'absenteront
une heure tout au plus pour ce repas.
- Il y aura toujours les après midy de
commis de garde pour faire au Bureau du Départ l'ouvrage
ordinaire et de s'en aller qu'après le tri de toutes les
boites ; il leur ai très expressément défendu de s'en
absenter l'un ou l'autre sous quelque prétexte que se
puisse être, la Compagnie, ne pouvant regarder que d'un
il très suspect celui des deux commis qui s'étant
trouvé seul de garde l'après midy, n'en avertiroit pas
dès le lendemain un de ses supérieurs pour éviter le
soupçon qui ne pourroit tomber que sur luy, s'il se
trouvoit après cela quelque chose de perdu; l'Inspecteur
du Bureau du Départ aura soin en conséquence de
remettre tous les matins à la compagnie le nom des deux
commis qui auront fait la garde la veille et y ajouteront
l'heure à laquelle les employés se seront retirés, la
Compagnie les chargeant spécialement de ce détail.
- Il est défendu à tous les commis d'être
en correspondance avec les Directeurs des Postes dans les
routes dont ils sont chargés, cette correspondance et
intelligence ne pouvant être que très suspecte à la
Compagnie.
- Les Directeurs des provinces ne devant
connoitre ny s'adresser qu'aux supérieurs pour ce qui
concerne le Service.
- Les boetiers lèveront trois fois par jour
les lettres qui sont dans les boetes répandues dans la
ville et commenceront ce service à huit heures du matin,
une heure après midy et huit heures du soir; l'Inspecteur
du Bureau du Départ veillera à ce qu'ils arrivent aux
heures marquées pour le Service du matin. Les commis de
garde verront qu'ils sont tous exacts à apporter les
boites du soir et le contrôleur provincial chargé du département
de Paris fera de tems en tems des tournées dans la ville
pour scavoir si ces boitiers font leur devoir exactement
et aux heures prescrites.
Fait et arrêté à l'Hôtel des Postes à
Paris ce 29 avril 1754.
De Gerfeuil De Vilmorin
==============================
Du 29 avril 1754
Règlement pour les Distributeurs
Les erreurs perpétuelles qui se font dans le
bureau d'arrivée au try par les Distributeurs allongent beaucoup
le travail qu'ils font en bas, retardent par conséquent le départ
des facteurs et font crier le public contre le service de la
Poste.
Ces erreurs proviennent de l'ignorance ou de la
négligence des Distributeurs ; beaucoup sont très paresseux à
monter au try et s'en absentent sans nécessité, d'autres
ignorent les limites de leur quartier, trient les lettres sans
seulement lire les adresses et presque tous y ont entre eux une
conversation qui n'a nul rapport au service, beaucoup enfin quand
ils ont reçu leurs lettres en compte, et qu'ils sont descendus
dans leur bureau au lieu d'y voir faire le service par les
facteurs s'absentent sur le champ sous le prétexte d'aller déjeuner
ou diner et leur laissent faire leur service comme bon leur
semble.
La Compagnie voulant remédier à tous ces abus
renouvelle aux Distributeurs les anciennes règles.
Qui sont :
D'apprendre les limites, rues, culs de
sacq et carrefours de chaque quartier pour pouvoir bien
trier.
De ne point trier sans lire et sans
scavoir les adresses.
De garder au try et aux comptes un très
grand silence excepté pour ce qui concerne le service et
de ne point s'absenter sans nécessité.
De diligenter en bas les opérations et de
ne point laisser les lettres dans leurs Boetes, ny de ne
point s'en aller trop tost pour que les forts bureaux
ayent le tems de faire leur renvoy.
Enfin de répondre poliment au public et
payer exactement la caisse.
Fait et arrêté à l'Hôtel des Postes à
Paris ce 29 avril 1754
De Gerfeuil De Vilmorin
(Ce texte figure aussi dans "La
Doc. de Phil' Flash" n° 20)