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Le premier journal philatélique sur Internet

Vendredi 15 décembre
2000
Phil' Flash
n° 18
Rédaction :
J-F. Brun
Nous écrire :
philflash@libertysurf.fr

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NOUVELLES


LA   PRESSE
avec la collaboration de Robert Abensur.

"Écho de la Timbrologie" n°1736 de décembre 2000

Dessin Brigitte Abensur pour Phil-Flash, réutilisable avec mention d'origine et nom de l'auteur.

  • Les coulisses de la réalisation. Suite du dossier sur les demandes d'émission de timbres-poste. Il n'y a plus aucune intervention politique après l'adoption du programme philatélique. Et si les interventions ont eût lieu avant?. Et les hors programmes? Nous apprenons que c'est :"si le service Conception décide d'imprimer un timbre en taille-douce". Donc, à contrario, le service Conception décide de ne pas imprimer un timbre en taille-douce (CQFD).
  • Acrobaties pour un envoi en nombre par Jean-Luc Trassaert. Une carte postale qui plaira beaucoup aux mécanotélistes et aux amateurs de tarifs modernes: apposition d'une empreinte complémentaire pour changement de tarif d'un envoi en nombre en 1982.
  • Thématique Alice au pays des Merveilles. La collection de type "classe libre" de Jacques Riboulet. Nous avons le droit de rester indifférent…
  • Portrait de collectionneur (1° partie) par F. Elin. Eugène Philippe, 91 ans, auteur d'une nomenclature des cachets poste de la Somme. Pour l'occasion, il a prêté une pièce de sa collection : un Dossier de procès pour timbre ayant déjà servi de 1852.
  • "La Philatélie française" n°553 de décembre 2000


    LES  TROUVAILLES
    de Robert Abensur.

    Le Manuel Postal d'Adrien Frault, Receveur des postes à Paris (7 éditions de 1879 à 1907) était un gros ouvrage proposé à titre onéreux aux agents des postes qui désiraient parfaire leur travail quotidien. Il reprend sous un format et un abord pratique l'ensemble de la réglementation postale en vigueur.

    C'est bien sûr un ouvrage utile pour comprendre l'histoire de la Poste même s'il comporte souvent des interprétations voire des critiques qui ne semblent engager que l'auteur.

    Il comporte un "Dictionnaire d'affranchissement" dont j'extrais le passage ci-après qui concerne un affranchissement au tarif des échantillons. Cette fois-ci et, contrairement aux cas des boites de sardines précédemment traité, il n'est plus question de vérifier le contenu de l'envoi et ce en complète contradiction avec la réglementation. Vous comprendrez rapidement pourquoi.

  • 861. Sérum antidiphtérique et fausses membranes diphtériques

    L'Administration a été saisie de la question de savoir si des flacons renfermant des fausses membranes diphtériques que les médecins et chirurgiens adressent à l'Institut Pasteur, à Paris pouvaient être admis à circuler dans le service des postes au tarif des échantillons.
    Il résulte des renseignements fournis, notamment par l'Académie de Médecine, que ces membranes peuvent sans aucun danger, être transportées par la poste, à la condition que les flacons qui les contiennent soient hermétiquement fermés et soigneusement emballés.

    En conséquence, les envois de fausses membranes diphtériques peuvent exceptionnellement être reçus dans le service mais aux conditions expresses suivantes :
    1° Le flacon contenant les membranes doit être en verre épais, fortement bouché et cacheté à la cire ;
    2° Il doit être inséré dans une boîte en métal solide après avoir été entouré d’une couche d'ouate suffisamment épaisse ;
    3° Cette boîte métallique doit elle-même être placée dans une seconde boîte en bois parfaitement close ;
    4° Chaque envoi doit porter, d’une manière très apparente, du côté de l’adresse, les mots : "Fausses membranes diphtériques" ;
    5° Enfin les envois de cette nature ne peuvent être adressés qu’à l’Institut Pasteur, à Paris, ou à des laboratoires notoirement connus dans les départements.

    L'ensemble de ces mesures qui doivent être strictement observées, offre, de l’avis même de l'Académie de médecine, une complète sécurité contre les accidents.
    Si, d’ailleurs, dans la pratique, quelque doute ou quelque difficulté que ce soit vient à se produire, il doit en être immédiatement référé à l’Administration.
    Mais il ne faut pas confondre les envois de fausses membranes diphtériques avec les envois de sérum antidiphtérique. Cette substance, absolument inoffensive, peut légalement circuler par la poste…

  • J'espère ne pas vous avoir trop coupé l'appétit. Mais imaginez les sueurs du brave facteur chargé de distribuer l'Institut Pasteur. L'Académie de Médecine a beau avoir statué, on ne sait jamais. Croyez-vous que le "principe de précaution" tant prôné par nos gouvernants actuels permettrait une telle décision ?

    (Ce texte figure aussi dans "La Doc. de Phil' Flash" n° 18)


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    Rédaction : Jean-François Brun . Mise en ligne : André Hurtré
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