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Le premier journal
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NOUVELLES
- Exposition intermédiaire. Divergences.
La FFAP en tient pour La Villette, la CNEP et l'APPF pour
le Parc des Expositions de la Porte de Versailles, au
moment de la Foire de Paris. L'argument est le nombre de
visiteurs, la surface disponible et le fait que ce sera
le centième anniversaire de La Foire de Paris. L'émission
d'un timbre, pour célébrer cet événement, assurerait
de bonnes relations entre La Poste et la Foire de Paris !
La Fédération pense que les visiteurs de La Foire ne
sont pas concernés par la philatélie et qu'ils n'ont
pas le temps, en une demi-journée, temps moyen consacré
à la Foire, de s'arrêter à une exposition.
- Bloc personnalisé. L'impression du
bloc, avec photo attenante vendu uniquement
pendant le Salon Philatélique d'Automne à la Porte
Champerret, et dont le nombre est forcément limité, est
en offset. Celle des blocs avec vignette, normalement
vendus dans tous les bureaux de Poste, est en héliogravure
La Poste rééditera cette expérience de confection en direct lors du
Salon de Nancy, organisé par la CNEP.
La Poste a l'intention de mettre en place un système de
vente par correspondance de ce "nouveau produit"
et, ultérieurement, de démarcher les entreprises qui
souhaiteraient utiliser un timbre avec vignette qui leur
soit spécifique. On vient de réinventer à la fois les
bandelettes publicitaires des carnets et les porte-timbres.
- Classe Ouverte (suite). Extrait du
règlement de Exposition Philatélique Nationale de Tours :
"Article 15 : Deux jurys distincts et
fonctionnant séparément seront constitués suivant le règlement
général des expositions de la FFAP. L'un pour les
classes 1 à 10 et pour la classe d'honneur et l'autre
pour la classe 11 (classe ouverte) (EXP/10). Les
collections appartenant aux membres d'un de ces deux
jurys, aux élèves-jurés ou à leurs familles (parents,
enfants, frères, surs, conjoints
) seront
automatiquement classés hors-concours. Cette mise hors-concours
n'intervient que pour les collections jugées par le jury
concerné."
Cela semble contradictoire avec le texte publié dans
le précédent Phil Flash qui provenait du règlement de
la classe ouverte du GAPHIL (Article 3, alinéa 3) :
"Le fait d'être exposant et juré dans une même
exposition, quelle que soit la classe, est incompatible."
- Catalogue Yvert.. Le premier volume
de l'Europe de l'Ouest est paru. Les clichés sont en
couleurs, sauf pour certains timbres anciens encore en
noir et blanc. Certains mériteraient d'être changés,
ce que, sans nul doute, l'éditeur prévoie de faire pour
une édition ultérieure. Les cotes sont en Euros ;
il est donc difficile de faire une comparaison avec l'édition
antérieure. À noter une nouvelle couverture souple et
un tableau donnant les conversions en Euros.
- Salon Philatélique d'Automne. Le
jury a couronné le timbre de Nevers, émis lors du congrès
de la Fédération, et a distingué du "prix citron"
celui des Félicitations.
- Exposition Philatélique. COLFRA
organise, dans les salons de la mairie du 8°
arrondissement, à Paris, une exposition le Samedi 2 décembre,
de 10h à 18 h, sous le titre "Présence
Postale et Philatélique de la France, outre-mer".
Ces expositions, non compétitives, sont toujours très
agréables. Entrée Libre.
- Catalogue des Entiers Postaux des
Colonies Françaises. Les trois tomes sont parus. Ils
seront bientôt disponibles pour le grand public.
- Exposition "Génies Timbrés".
Au Musée de La Poste, très belle exposition, entièrement
réalisée par le personnel du Musée. Les inventeurs
dont l'effigie figure sur des timbres-poste français,
sont mis en situation. De nombreux objets, à côté des
timbres, permettent de se remémorer ces inventions qui
leur ont valu l'immortalité philatélique. Les visiteurs,
lors de l'inauguration, étaient fortement intéressés.
Belle mise en scène, didactique et simple tout à la
fois.
LA PRESSE
avec la collaboration de Robert
Abensur.
"Timbres magazine"
n°7 de novembre 2000
- Dominique Buffier, ancien collaborateur du Monde des
Philatélistes, quitte Timbres Magazine.
- Actualités par Pierre Jullien
: les timbres avec vignettes "personnalisée"
qui seront proposés en fin de semaine au salon de la
CNEP, Porte Champerret ; la remise des Cérès de la
philatélie au Musée des Arts forains de Paris le 28
septembre dernier.
- Saint-Pétersbourg, métropole polaire
par François Bergier. Philatélie polaire russe au Musée
arctique et antarctique de Saint-Pétersbourg illustrée
de timbres et enveloppes commémoratives.
- Mythique, magique, prestigieux, le 1fr vermillon
conserve ses mystères. Compilation des connaissances
sur la conception, l'impression et le retrait du fameux
timbre, à l'occasion d'une vente qui en dispersera un
bel ensemble et suivi d'une interview de Jean-François
Baudot. Publicité rédactionnelle.
Les commentaires de la peu banale lettre reproduite page
39 peuvent être discutés. Il s'agit donc d'un pli de
Toulouse pour Pise, Grand-Duché de Toscane de novembre
1849 sur-affranchi par un 20 centimes noir et un 1 franc
vermillon. Suivant la Circulaire n°14 du 23 juillet 1849
qui autorise l'utilisation des timbres-poste et refond la
plupart des tarifs pour l'étranger, 1,20 F représente l'affranchissement
à destination pour la Toscane par la voie des Paquebots
français de la Méditerranée au départ de Marseille.
Mais la lettre, acheminée jusqu'à Antibes, a emprunté
la voie de terre au travers des Etats sardes ce qui ne coûtait
que 1,10 F. Ce dernier affranchissement ne paye toutefois
que le port jusqu'à la frontière de sortie sarde et non
pas d'ailleurs la frontière de sortie française comme
il est dit dans l'article (voir Circulaire n°14 précitée
reproduite dans le Tome I de l'Encyclopédie de l'Académie
de Philatélie). Il reste donc à payer au destinataire
le trajet jusqu'à Pise ce qui explique bien sûr la taxe
20 représentée sur la lettre. On nous dit qu'il s'agit
de 20 centimes, c'est bien improbable, le système décimal
n'est pas encore adopté en Toscane. La question qui se
pose évidemment c'est la raison pour laquelle la lettre
qui est payée à destination par la voie maritime française
se voit acheminée par voie sarde avec un
affranchissement partiel. L'interprétation qui nous est
donnée est la trop facile erreur de l'Administration
postale. En réalité, si l'expéditeur s'est peut-être
trompé bien qu'à cette date il ne pouvait matériellement
pas affranchir à 1,10 F en timbres-poste, l'Administration
postale n'a fait aucune erreur. Reportons-nous à la
Circulaire n°104 du 6 juin 1838 toujours en vigueur en
1849 qui met en place la Convention France-Toscane, nous
y lisons : "il doit donc être bien entendu que
les lettres (
) de France et destinées pour le
Grand-Duché de Toscane ne devront être dirigées par
Marseille (
) qu'autant que les envoyeurs expriment
leur intention à cet égard sur les adresses de ces
objets et en ces termes : Paquebots de la Méditerranée".
Comme la lettre ne porte pas ces mots, c'est donc bien réglementairement
qu'elle a été dirigée sur Antibes. Une aussi belle
lettre méritait bien cette petite recherche !
- Le visage de Cérès ou l'éternel retour de
la République par Alain Chatriot. Discours
autour de la valeur symbolique républicaine et philatélique
du profil de Cérès.
- L'élection présidentielle américaine de
1944 par François Chauvin. La présidentielle
américaine sert de prétexte à relater l'élection de
Franklin D. Roosevelt en 1944. Les soldats américains
dispersés sur toute la planète ont pu voter par
correspondance grâce à des documents particuliers
acheminés par voie aérienne qui nous sont présentés.
Le sujet est intéressant, mais nous regretterons l'absence
complète de sources citées ce qui fait bien sûr douter
de la réelle originalité de l'article.
- Vie et portraits des premiers présidents des
Etats-Unis.
- Fiches à découper : les
nouveautés, le département du Cantal et ses timbres,
les Iles Leeward dans les petites Antilles.
- L'expédition qui aurait pu bouleverser le
cours de l'histoire et de la philatélie
par Nicolas de Pellinec. L'expédition de La Pérouse à
la fin du XVIIIè siècle permet de parler des timbres de
quelques îles qui dépendent de la Nouvelle-Zélande et
de l'acheminement du courrier par pigeons en 1897 entre
les îles de la Grande Barrière et Auckland.
- Les timbres et le département de la Loire
Atlantique suivi du Carnet de Jean-François
Baudot signalant ses raretés marcophiles.
- Découverte de variétés sur une émission
de Tunisie surchargée en 1941 par Michel
Melot.
- Erreur sur timbre révélée par la carte
support des cartes maximum par Jean-Pierre
Mangin.
- Le Foch change de nationalité
par Jean-Pierre Lecouvet. Notre porte-avion va devenir brésilien.
Rappel de son histoire depuis son lancement en 1957,
illustré de plis souvenirs de ses missions. Les cachets
de l'agence navale embarquée du bâtiment.
- Pénalisé pour ignorance du français
par Guy Prugnon. Une carte postale de Suède pour la
Grande-Bretagne de 1901 taxée comme lettre pour usage d'un
formulaire du service intérieur ne portant pas le titre
"Carte postale" comme cela est prévu par l'U.P.U.
LA DOC. DE PHIL' FLASH
La poste et les aliments
(suite 3)
par Robert Abensur.
Dans un précédent Philflash j'évoquais la taxation comme
lettre des boîtes de sardines envoyées au tarif des échantillons,
instituée en juin 1902. Le prétexte avancé par l'Administration
était l'impossibilité de vérifier le contenu des dites boîtes
comme si elles pouvaient contenir une quelconque et bien huileuse
correspondance !
Après une "intense" recherche, j'ai pu découvrir
la très rapide réaction du commerce, dans le Bulletin des
Postes de décembre 1902, que vous attendiez certainement avec
impatience.
En voici quelques extraits :
"Monsieur le Directeur, l'attention de l'Administration a
été appelée tout spécialement sur l'intérêt qu'il y aurait
à édicter une réglementation qui fit cesser les difficultés
que rencontre actuellement le commerce des conserves alimentaires,
pour expédier par la poste des conserves renfermées dans des boîtes
en fer-blanc soudées ou serties.
Après examen, il a été reconnu que les envois en question étaient
assimilables aux échantillons de produits industriels qui
peuvent être scellés au moyen de bandes, étiquettes ou cachet
portant la marque de fabrique et servant à attester la propriété
du fabricant, sans perdre le bénéfice au tarif réduit.
D'autre part, l'Administration a considéré que, si les boîtes
de conserves ne pouvaient pas circuler à découvert dans le
service sans risquer de compromettre la sécurité des autres
objets de correspondance, il n'y avait aucun inconvénient à les
admettre, dès l'instant qu'elles seraient renfermées dans des
boîtes en bois, en cuir ou en carton solide, garnie de sciure de
bois de coton ou de matière spongieuse en quantité suffisante
pour absorber le liquide en cas de rupture, de fuite ou de
suintement.
Je vous prie d'inviter immédiatement tous les agents de votre département
à accepter
."
Les conserves du début du siècle manquaient manifestement d'étanchéité !
La taxation des boîtes de sardines est rare puisqu'elle n'a duré
que quelques mois et si quelque exemplaire graisseux vous tombe
sous la main n'hésitez pas à le signaler ! Malgré tout,
si vous ne découvrez qu'une lettre de 1902 tachée et sentant un
peu le poisson c'est sûrement celle qui a voyagé en compagnie
de la boîte de sardine taxée
(Ce texte figure aussi dans "La
Doc. de Phil' Flash" n° 15)