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NOUVELLES:
Congrès du GAPS à Villeneuve sur Lot, par Michel Letaillieur.
L'exposition interrégionale PHILEXPO-SUD 2000
regroupait sur près de 750 cadres, non seulement tout le "grand
Sud" de Menton à Biarritz mais aussi le GAPS et PHIL-EA.
Dans l'ensemble le niveau de participation était relevé, voire
même excellent en Histoire Postale où Jean-Pierre Magne (Midi-Pyrénées)
s'est vu attribué le grand prix de l'exposition pour sa sélection
d'affranchissements du second Empire par 8 voix contre 7 à Alain
Millet (GAPS) pour ses "rendez-vous d'Alphée".
Le grand prix de la classe d'honneur est revenu au Professeur Guy
Dutau (Toulouse) pour une étude des émissions de 1867/68 du
Chili.
Ces deux journées ont été marquées par la tenue de trois congrès :
L'accueil réservé à l'ensemble des exposants et congressistes fut des plus chaleureux et l'organisation sans faille. Bravo au Président Popie et son équipe du Club Philatélique Villeneuvois auquel il faut ajouter son Président de région, Yves Tardy.
LA PRESSE
par Robert Abensur.
"Écho de la Timbrologie" n°1735 de novembre 2000
LES REVUES
"Relais" n°71
de septembre 2000
La nouvelle livraison débute avec un séduisant article
de Guy Saint-Denis intitulé "La Biche, le Daim,
le Faon paquebots-poste du Pas-de-Calais au milieu du XIXème
siècle". Il
nous conte la construction terminée en 1847-48 de trois
paquebots à vapeur français pour le service de la Manche.
Destinés à concurrencer leurs homologues anglais il firent bien
piètre figure et le fiasco financier aidant la Poste dû s'en débarrasser
en 1855. Les explications sont précises, les sources sont toutes
citées sans que cela alourdisse le texte très agréable à lire.
François Thénard signe un nouvel article sur un épisode
de la vie de Saint-Exupéry.
Nous trouvons ensuite un article de remplissage sur l'origine
des postes aux États-Unis tiré de la revue des
PTT de 1958 qui nous donne de grandes généralités sur la poste
de ce pays ; la réponse de R. Abensur à une enquête sur la
taxe d'une lettre de Bourbonne-les-Bains de 1720 et,
enfin, de Jean-Paul Alexandre l'indicateur de levée
Thiery pour boites aux lettres de l'Administration
proposé à titre onéreux aux communes.
La revue se termine avec la liste des ouvrages remis au Musée de
la poste par la Société des Amis du Musée.
"Les feuilles marcophiles" n°303 du 4ème trimestre 2000
"Document Philatéliques"
n°166 du 4ème
trimestre 2000
Nous nous contentons, comme précédemment,
de citer les articles :
NOUVEAUX OUVRAGES
Deux ouvrages viennent de paraître.
Les empreintes de machine à affranchir utilisées en France par Laurent Bonnefoy, Luc Guillard et la collaboration de Jean-Claude Delwaulle, A4, 487 pages édité par l'Union marcophile, 350 F.
Avec cet imposant ouvrage la collection d'empreintes de machine à affranchir vient d'acquérir ses lettres de noblesse. Le stade de la simple description des empreintes est franchi. Après une solide introduction qui présente une méthode de travail rigoureuse avec un recours systématique aux sources officielles, nous trouvons l'historique de chacun des concessionnaires, les textes officiels de l'Administration pour chaque machine, les caractéristiques de chaque empreinte avec une classification nouvelle rigoureuse plus logique, la description physique des machines avec souvent des reproductions. Bref, un ouvrage qui enrichit considérablement les connaissances dans un domaine que les philatélistes ont tort de trop rarement explorer. Les machines à affranchir font partie intégrante de l'histoire postale du XXème siècle.
Boulogne-sur-Mer et la Poste par Louis Peter, 220 pages, 149 F, en vente chez l'auteur 14, bd. Gambetta, F 62200 Boulogne-sur-Mer.
Voici un ouvrage qui ne se contente pas d'énumérer les marques postales mais qui se propose de faire revivre le service postal de la ville de Boulogne-sur-Mer. Il y parvient avec bonheur dans un joli ouvrage largement illustré. Une belle recherche ressuscite les messagers du XVème et du XVIè siècle. Les quelques pages accordées aux XVIIè et XVIIIè siècle sont décevantes. Nous sommes étonnés d'apprendre que la direction du bureau de poste de Boulogne était, sous l'ancien régime, une charge cessible ce qui est répété à plusieurs reprises. La Ferme nommait et rétribuait les Directeurs. La partie sur la Révolution est par contre plus riche. Nous suivons ensuite avec force détail les tribulations du bureau de poste jusqu'à la construction à la fin du XIXè siècle d'un hôtel des postes malheureusement détruit par les bombardements de 1944.
La recherche est approfondie et de qualité. Mais il est bien regrettable que l'auteur omette de citer les cotes d'archives et plus généralement les sources précises de son travail. C'est, pourtant la seule manière de monter qu'un travail est sérieux et cela n'aidera pas vraiment les chercheurs du futur qui voudront vérifier ou approfondir un point précis. Il n'évite pas les habituelles erreurs d'histoire postale, dont voici quelques exemples. Page 29, la reproduction des formes de taxes manuscrites tirée d'une Instruction générale du XIXème siècle est gaillardement étendue au XVIIIème siècle. Ce serait trop facile. Page 38, l'affranchissement des lettres de Boulogne pour l'Angleterre est qualifié d'obligatoire durant l'Ancien Régime ce qui n'est pas vrai et ce d'autant qu'une illustration, page 34, montre le contraire avec une lettre de Boulogne pour Londres en port dû (avec d'ailleurs une taxe anglaise commentée en sols !!!). Page 54 on regrettera aussi le commentaire d'une taxe de lettre donnée en décimes pour une lettre de 1792. Il serait souhaitable que ceux qui se penchent, avec passion et rigueur sur l'histoire postale locale, consultent auparavant des ouvrages généraux afin d'éviter de telles erreurs.
Malgré tout, celui qui s'intéresse à l'histoire générale de la poste appréciera les paragraphes consacrés aux relations avec l'Angleterre avec les rares et brefs intermèdes où Boulogne réussit à remplacer Calais comme porte d'entrée de la correspondance anglaise (1787, 1848) et ce, malgré les demandes réitérées du Directeur appuyé par sa municipalité. Le camp de Boulogne (1797-1805), et l'organisation pendant la Révolution du contrôle de la correspondance constituent aussi des développements intéressants.
LA DOC. DE PHIL' FLASH
L'alimentation et la poste (suite 2)
par Robert Abensur.
Bulletin mensuel des postes n°10 de septembre 1915.
Prière de chausser un pince-nez avant de commencer la lecture de ce qui suit. Vos narines vont être mises à l'épreuve.
Circulaire n°278 E. P. concernant les paquets militaires avariés.
"Plusieurs chefs de service départementaux et commandants de dépôts régimentaires ont signalé les inconvénients qui résultent de la présence, dans le service des vaguemestres, de paquets militaires dégageant une odeur infecte et qui aux termes de l'instruction du 3 janvier 1915 ( ) doivent cependant être conservés pendant un mois avant d'être renvoyés aux expéditeurs ou versés en rebuts. En vue de remédier à l'état de chose signalé, tout en sauvegardant le principe de l'inviolabilité et du secret de la correspondance, l'Administration a décidé, d'accord avec M. le Ministre de la Guerre, que ces paquets seront traités désormais de la façon suivante. Les dépôts des corps de troupes remettront sans délai avec un bordereau descriptif au receveur des postes de la localité les paquets dont le contenu paraîtra avarié. Ces objets seront adressés à la Direction départementale pour y être ouverts et vérifiés. Les objets avariés y seront détruits dans les conditions analogues à celles employées pour les objets de correspondance définitivement rebutés c'est-à-dire qu'ils devront être mis au pilon, enfouis ou incinérés mais qu'en aucun cas ils ne devront être jetés à la voirie" . (suit ensuite un procès verbal en triple expédition auquel est joint l'enveloppe de l'objet détruit).
La destruction sur place des paquets nauséabonds aurait été plus simple me direz-vous. Eh bien non, malgré l'état de guerre et un sujet malodorant, l'Administration a réglementé avec le plus grand sérieux pour sauvegarder le sacro-saint secret des correspondances transformant pour l'occasion ses postiers en éboueurs.
(Ce texte figure aussi dans "La Doc. de Phil' Flash" n° 14)
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