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Le premier journal philatélique sur Internet

Mercredi 19 juillet
2000
Phil' Flash
n° 9
Rédaction :
J-F. Brun
Nous écrire :
philflash@libertysurf.fr

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NOUVELLES

Ami(e)du Musée de La Poste, bonjour,
Découvrez le site Internet du musée :
www.laposte.fr/musee
Le Musée de La Poste a créé le 15 juin 2000 sa rubrique sur le site Internet du groupe La Poste. Le site présente d'une manière pédagogique l'histoire du Musée, les 15 salles des collections permanentes rénovées et réouvertes au public depuis le 24 janvier 2000 avec ses objets phares, la composition du patrimoine des collections historiques et philatéliques ainsi que les expositions temporaires.
Le site vous donne des informations pratiques et les 7 services offerts par le Musée : bibliothèque, photothèque, les prêts d'objets, examen des pièces non exposées, le Point Philatélie, la boutique "Correspondances" et la salle de conférences.
Cliquez et h'hésitez pas à nous communiquer vos réflexions sur le site. Il sera tenu compte de vos remarques pour la prochaine version du site.
E-mail du Musée:
musee@web.laposte.fr
Cordiales salutations.
Pascal Rabier.

LA  PRESSE
avec la collaboration de Robert Abensur.

"La Philatélie Française"  juillet / août 2000

"L'Écho de la Timbrologie"  juillet / août 2000

"Les Feuilles Marcophiles"  n° 302 du 3ème trimestre 2000
Dans l'ensemble un bon numéro, bien équilibré, contenant plusieurs articles remarquables, même si certains restent critiquables.

L'auteur cherche d'abord à reconstituer exactement le trajet de son enveloppe. Sauf exception nous connaissons mal aujourd'hui les correspondances directes des bureaux de province entre eux qui étaient pourtant très précisément fixées par l'Administration. Dans l'article, ce problème est ignoré et la lettre saute d'un bureau à un autre sans que le lecteur soit averti qu'il avance sur un champ miné d'hypothèses.

En principe, à cette époque, lorsqu'une lettre est dans un cas de déboursé le Directeur du bureau l'envoie le plus souvent au Contrôleur des déboursés de son département. Sauf exception, la localité où siège ce contrôleur ne nous est pas connue de façon certaine. Ici, on fait l'hypothèse sans clairement le dire que le Contrôleur de Cherbourg s'occupe des déboursés du département de la Manche. Curieusement on découvre plus loin que Saint-Lô (Manche) possède aussi un contrôleur des déboursés. Cela en fait un de trop pour le même département. Ailleurs, nous sommes très étonnés d'appendre que le Contrôleur des déboursés possède un local différent de celui du bureau de la ville. Ce Contrôleur n'est pourtant que le contrôleur de la direction composée à qui l'on a attribué cette fonction supplémentaire.

Nous apprenons aussi que la lettre est finalement distribuée par un facteur rural. Bien sûr, ces braves hommes n'existaient pas encore puisque la lettre est antérieure à 1830, année du création du service rural.

L'auteur cherche ensuite à dater l'enveloppe. La date la plus ancienne retenue, le 1er janvier 1808 est admise à partir d'une date observée (!) pour le timbre de déboursé de Valognes. C'est bien sûr dangereux et à la merci d'une découverte. La date la plus récente, le 1er juillet 1824, est obtenue en parvenant à connaître la date de décès du destinataire. Bravo, mais la constatation de l'absence de numérotation manuscrite à côté du timbre de déboursé donnait quasiment le même résultat. Une circulaire de juillet 1824 impose cette numérotation ce qui est dit dans les références citées !

Certaines notes de fin d'article font sursauter. La longueur de la poste, donnée imprécise par nature puisqu'elle dépend des difficultés du parcours, d'un arrondissement des distances au quart de poste, nous est fournie avec une précision phénoménale au millimètre près ! Les considérations qui suivent sur la variation de la distance Cherbourg-Paris depuis deux siècles n'ont vraiment aucun sens, la base de calcul étant erronée. Confondre les "postes" unités comptables pour taxer le prix des voyages par la Poste aux Chevaux et les "lieues", unités de distance employées à certaines époques par la Poste aux Lettres pour calculer le port des lettres, paraît relever d'un manque de connaissances d'éléments importants.

L'auteur nous explique clairement à l'aide de nombreux extraits d'archives et de textes officiels les dessous de l'organisation du service postal entre zone occupée et zone non occupée de la France durant la guerre de 1870 puis entre l'Alsace-Lorraine et le reste de la France. Les textes français étaient déjà bien connus. Tous les textes d'origine allemande sont repris de l'ouvrage de F. Spalink paru en 1999, cité par l'article. Il faut remercier M. Gauzit de les faire connaître au lecteur français. Il faut toutefois recommander l'achat de l'ouvrage de M. Spalink aux lecteurs germanophones intéressés par le sujet puisque bien d'autres détails y seront trouvés. L'auteur omet d'ailleurs de citer un autre ouvrage du même auteur paru en 1994 : "Die postalischen Dienstleistungen und deren Gebühren in den besetzten französischen Gebieten 1870/71, bei der Feldpost und in Elsass-Lothringen". Ce dernier ouvrage dont le sujet est complémentaire reprend ou résume la plupart des circulaires de l'Administration allemande dans les territoires français occupés. Il donne aussi de nombreux renseignements inédits dont notamment une nouvelle liste des emplacements des Feld-Post Relais en France ou la totalité des tarifs de la zone occupée pour les pays étrangers.

Il est dommage que l'auteur ne s'intéresse pas plus à d'autres domaines de l'histoire postale puisque la particularité qu'il souligne dans le titre n'a rien de révolutionnaire. Le double port franco-allemand n'est jamais qu'une vielle habitude très répandue depuis l'Ancien régime. Lorsque deux administrations postales ne s'entendent pas ou plus, un affranchissement partiel jusqu'à la frontière est mis en place avec un port dû pour le trajet dans le pays de destination (voir l'article de M. Chauvet dans le n°300 des Feuilles Marcophiles). De la même façon la phrase au bas de la page 15 : "Stephan peut ainsi faire mettre en application son principe initial de partage de ces taxes" à propos de la Convention franco-allemande de 1872 témoigne d'une connaissance limitée du principe des conventions postales. Le "double port" applique déjà le principe de garder pour soi les taxes encaissées et le "partage des taxes", comptabilité complexe effectuée par les bureaux d'échange, est justement ce qui se faisait avant la mise en place de la Convention franco-allemande de 1872. L'article cite aussi des bureaux d'échange ou d'entrée à Lille et Lyon qu'aucune convention ne désigne spécifiquement alors que les points d'échange sont toujours clairement désignés par les règlements de détail et d'ordre des conventions. L'auteur aurait également eu intérêt à relire (ou lire) le "Dictionnaire Philatélique et Postal".

"Relais".  Revue des amis du Musée de la Poste.

"Le collectionneur philatéliste et marcophile"  3ème trimestre 2000

"Le collectionneur philatéliste et marcophile"  (n° spécial juillet 2000)
Résistance, Internement, Déportation  par J-F Berthier.
Un numéro essentiellement consacré à la correspondance d'une résistante rochelaise déportée à Auchwitz. Des correspondances poignantes provenant du fort de Romainville en 1942 et une dernière lettre tombée du train de la déportation.

"The Journal of the France & Colonies Philatelic Society"  juin 2000
(les titres sont traduits de l'anglais)

"Documents Philatéliques"  n° 165, 3° trimestre 2000
Pour des raisons bien compréhensibles, nous ne donnons que le sommaire de la revue de l'Académie.


LA  DOC.  DE  PHIL' FLASH

La signature de Hulot
par Jean-François Brun.

Il est proposé, de temps en temps, dans les ventes, des épreuves ou des essais de timbres-poste ou de chiffres taxe signés Hulot.

Anatole Hulot, chargé de la confection des galvanos des premiers timbres français en tant qu'adjoint au Graveur Général, puis "Directeur de la Fabrication des timbres-poste" a laissé de nombreux écrits, de 1848 à 1876. Bien sûr sa signature évolue suivant le temps et suivant le destinataire de sa lettre. Mais on en dispose d'un nombre relativement important.

Des chiffre-taxe carrés, de diverses valeurs et de diverses couleurs, au centre d'un petit feuillet portant une signature Hulot apparaissent dans des ventes. Il s'agit de fausses épreuves, la plupart du temps imprimées en lithographie, revêtues d'une fausse signature. En effet, les chiffres-taxe ont été imprimés par l'Imprimerie Impériale, de nos jours l'Imprimerie Nationale, en dehors de toute intervention du Directeur de la Fabrication. Les faussaires ont cru bon d'ajouter une imitation de la signature de Hulot pour donner un semblant d'authenticité à leurs productions. Cette même fausse signature a été apposée sur des essais ou des rebuts d'impression de timbres-poste.

La plupart du temps les vendeurs ne veulent pas croire à la falsification.

Signature d'Anatole Hulot
(
archives du Musée de La Poste)

© Phil' Flash / J-F. Brun.

(Ce texte figure aussi dans "La Doc. de Phil' Flash" n° 9)


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Rédaction : Jean-François Brun . Mise en ligne : André Hurtré
E-mail : philflash@libertysurf.fr Phil' Flash n° 9
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