"DOC." du n°52
(11/2003)
Entiers postaux français préoblitérés.
André Hurtré (de l'Académie
de Philatélie)
Parmi la multitude d'émissions récentes en matière
d'entiers postaux, il y en a une qui mérite qu'on s'y arrête un peu, le "Prêt
-à- Déposer". Il s'agit d'enveloppes
prétimbrées avec un timbre préoblitéré.
Mini historique
Avant la France peu de pays avaient eu ce genre d'idée ; principalement les USA et le Canada qui, depuis le XIXème siècle, en ont émis de telles quantités qu'il en existe des catalogues spécialisés (il y a aussi des bandes prétimbrées préoblitérées).
Mise en vente
En France la date de commercialisation de ce
nouveau produit a été officiellement fixée au 1er septembre 2003,
pour une durée de test de cinq mois, donc jusqu'à fin janvier 2004.
Le test est réalisé dans 56 bureaux inégalement répartis dans quatre délégations
("Bourgogne – Rhône – Alpes", "Centre – Massif central", "Midi – Atlantique" et
"Méditerranée").
Il semble cependant qu'aucun des bureaux participants n'ait été approvisionné
avant le 15 septembre (et encore …), ce qui n'a rien d'étonnant puisque la
circulaire de création est datée du 3 septembre !
Le timbre imprimé est un "TVP" (timbre à
validité permanente, sans valeur imprimée) au tarif des "envois en nombre". La
vignette est au type "Orchidée de Savoie" de la série des préoblitérés de 2003
(Y&T 247). Le poids total maximal est de 35 grammes.
Deux formats sont proposés, tous deux avec patte autocollante et intérieur "LA
POSTE" :
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Petit modèle 225 x 115 mm avec fenêtre |
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Grand modèle 229 x 162 mm sans fenêtre |
Le tirage de départ annoncé est de 200000, à savoir 120000 pour les "petites" enveloppes et 80000 pour les "grandes".
Commercialisation
Le principe est proche de celui des timbres
préoblitérés adhésifs, entre autre en ce qui concerne le contenu des envois et
les conditions de dépôt et de pré tri.
La mention du verso est parfaitement explicite sur certaines restrictions des
conditions d'utilisation.

Les seuils d'accès
sont de 400 pour une diffusion dite locale (département de dépôt et limitrophes)
ou de 1000 pour une diffusion nationale (incluant les DOM et les TOM).
Vente minimale par 400 (dans le cadre de la signature d'un contrat "postimpact"
régional) au modèle, puis par multiples de 100 pour les quantités supérieures,
respectivement à 43 € et 46 € le cent selon le format.
Par contre, contrairement à ce qui existe pour les timbres adhésifs, il n'est
prévu aucune remise quantitative pour les envois plus importants.
Comparatif
tarifaire entre timbres adhésifs préoblitérés (ou empreintes de machine à
affranchir) et enveloppes "Prêt-à-Déposer", selon les quantités déposées.
Le "contrat Postimpact pour le dépôt d'enveloppes «Prêt-à-Déposer»"
précisant que ce sont les règles de contenu et de dépôt du "Postimpact TS1
Standard Distri" qui sont appliquées, c'est son tarif (moins avantageux que
le "Postimpact mécanisable") que nous faisons figurer ci-dessous pour
comparaison.
| Jusqu'à 35 grammes | TP ou machine | Petit "P-àD" | Grand "P-àD" |
| "Seuil 1" (400 local ou 1000 national) | 0,35 € | 0,43 € | 0,46 € |
| "Seuil 2" (2000 local ou 5000 national) | 0,34 € | 0,43 € | 0,46 € |
| "Seuil 3" (8000 local ou 20000 national) | 0,30 € | 0,43 € | 0,46 € |
Même pour le "seuil 1", qui semble être la cible prioritaire de La Poste, la différence est loin d'être négligeable malgré l'incidence du coût de l'enveloppe.
Au niveau philatélique
Ces
enveloppes ne peuvent pas être achetées par le collectionneur "de base", non que
cela soit interdit, mais en raison de la somme à invertir ! Par contre les
associations philatéliques peuvent jouer un rôle de centralisation des demandes.
Rien n'est annoncé par le Service Philatélique de La Poste, que ce soit
pour ses abonnés ou pour la vente par correspondance. Peut-être ces produits
bénéficieront-ils d'une "dérogation" de vente à la pièce, comme c'est le cas
depuis plusieurs décennies pour les timbres préoblitérés adhésifs.
Comme pour
ces derniers, l'oblitéré n'existe en principe pas, ou du moins ne doit pas
exister. L'envoi en nombre dans le cadre réglementaire ne permet, dans le
meilleur des cas, que d'obtenir l'impression des barres d'indexation.
Restent les solutions détournées, telles l'envoi à de fausses adresses (dans ce
cas le timbre est en principe annulé avant réexpédition à l'aide de la griffe "n'habite
pas à l'adresse indiquée" ou autre) ou celui en poste restante (peu plausible pour
l'envoi de circulaires !).
Texte joint au n°
52 de Phil' Flash (11/2003)
"La DOC. de Phil' Flash" ©
2003 André Hurtré ![]()
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